Newsletter n° 421

« Quel monde voulons-nous pour demain ? »

Les État Généraux de la Bioéthique sont pour nous l’occasion de nous instruire, de partager nos réflexions et de nous forger une opinion personnelle sur l’application des avancées techniques à la personne humaine tout en prenant en compte leurs répercussions sur la société tout entière et sa maison commune notre Terre.
La bioéthique est une discipline qui aborde bon nombre de sujets soulevant des passions. C’est l’intimité du corps et du cœur de chacun dont il est question. Il est tout à fait humain et juste de vouloir soulager le mal, qu’il soit physique, psychique ou existentiel. Cependant, la fin ne justifie pas tous les moyens. Pour certains, la technique doit pouvoir apporter une solution à tous les problèmes. Nous attendons parfois de la médecine et plus généralement du progrès scientifique qu’ils répondent à toutes nos attentes. « Un problème ? La science va forcément m’apporter une solution ! »
Le « problème » peut prendre la forme d’une maladie, d’une incapacité physique ou encore d’un idéal de performance non atteint. Le désir frustré est alors vécu comme une souffrance. Cette souffrance nous concerne non seulement directement quand nous la subissons mais aussi indirectement lorsque nous compatissons à la peine de celui qui la vit. Quand la biomédecine suggère une « solution » à ce « problème » qui nous tiraille, gardons-nous intact notre souci du plus vulnérable ou le relativisons-nous en hiérarchisant ce qui nous paraît prioritaire ?
Gardons-nous de négliger notre nature humaine, rappelons-nous que nous sommes des êtres vivants, incarnés et relationnels. La réalité de la vie ne saura jamais être soumise à une totale maîtrise technique contrairement à ce que prétendent les idéologues transhumanistes. Tout ce que nous faisons, ou omettons de faire, change la face du monde. Comme le rappelle le Pape François dans son encyclique Laudato Si, « tout est lié », nous sommes des êtres finis vivant sur une planète dont les ressources sont également limitées. Dieu nous en a confié le partage, prenons-en soin comme nous devons prendre soin les uns des autres inconditionnellement.
En tant que catholiques, étudions-donc la vision anthropologique que prône l’Église. Pourquoi est-elle favorable à telle pratique mais disqualifie-t-elle telle autre ? Quelles alternatives suggèrent les Écritures saintes ? Comment porter l’espérance chrétienne pour contrer la souffrance ? C’est lorsque nous comprenons en quoi la position de l’Église, sa doctrine, est toujours en vue du meilleur bien possible pour tous les hommes et tout l’Homme, que nous acceptons les renoncements qu’elle implique laissant alors libre cours à notre créativité pour faire fleurir la charité.
En attendant de nous retrouver mercredi afin de partager sur ces sujets dans un climat de respect, d’écoute et d’enrichissement mutuel (parce qu’une parole vraie n’est audible que lorsqu’elle conserve son fondement miséricordieux) posons-nous les questions suivantes :
– Que répondons-nous à la souffrance ?
– Nos désirs doivent-ils nous émanciper de notre condition humaine ?
– Ai-je bien conscience de l’impact de mes décisions sur autrui ?
– Accepterions-nous que la médecine soit garante de notre bonheur ?
– Quel est le rôle de la médecine ? La prise en charge de la pathologie et sa prévention ou bien plus encore ?
– La nature est-elle injuste ?

Fiona.

Pour nous aider à préparer notre débat de mercredi :
https://www.youtube.com/watch?v=psLIbTojjw8

Agenda de l’aumônerie :

– Mercredi 25 avril : 17h30, chorale ; 19h, messe ; 21h, travail commun autour des enjeux de la consultation des états généraux de la bioéthique.

Pendant les vacances scolaires, le programme est allégé mais nous maintenons les deux soirées du mercredi autour du même thème qui sera pris deux fois de suite pour permettre à tous de participer malgré les vacances…

– Mercredi 2 mai : 19h, messe dans l’abside de l’abbaye aux Dames ; repas ; topo : « la chasteté » par Marie et Olivier Cortier.

– Mercredi 9 mai : 19h, messe dans l’abside de l’abbaye aux Dames ; repas ; topo : « la chasteté » par Marie et Olivier Cortier.

À noter :

– Mercredi 30 mai : messe d’action de grâce avec Mgr Habert, et témoignage de Paul Bablot.

Comments are closed.