Choisissez l’Espérance !

Choisissez l’Espérance !

Choisissez l’Espérance !

« Choisir l’Espérance, c’est quand bien même toutes les conditions ne sont pas réunies, faire un pas puis un autre, et avancer simplement sous le regard de Dieu, dans la confiance et dans la paix, en cherchant jour après jour Sa volonté. » 1

C’est ainsi qu’un matin j’ai franchi le seuil de l’aumônerie. Je me revois encore : petit gars, le cœur tremblant, les jambes hésitantes. Et qui n’ai-je pas trouvé en haut de cet escalier ? Marie, notre Mère du Ciel, qui dans ses bras me reçut, dans son sourire m’emporta vers mes frères, et m’envola vers notre Père.

Avant je fonçais à toute allure, comme on fait en voiture, à fond en avant comme pour mieux oublier les nuages sombres de la vie, les à-côtés. Or, dans l’à-côté il y a l’autre. L’homme ne peut pas vivre sans l’autre car c’est un être social. Même quand on est aspiré par ses études pendant des années, tôt ou tard on prend conscience de cela. C’est dans la grâce de la fraternité que l’homme entre dans la Vérité, devient pleinement homme et se rapproche du Christ.

Ainsi, un matin j’ai serré le frein à main. Je suis descendu et me suis retourné. Par la bouche d’une amie j’entendis « Me voilà ». C’était le Seigneur bien sûr. Il ne m’en fallut pas plus que ça. Il suffit d’un témoignage pour retourner une vie. Voici le mien. Dans la grâce du Seigneur j’entamais alors par les routes de la Confirmation un chemin de conversion.

Le 3 juin arriva vite. Qui, au dernier moment, sous le porche de la Sainte Cathédrale pas une seule fois n’a pas tremblé, n’a pas hésité ? C’est bien naturel. C’est bien humain. Et c’est bien le Malin ! Car c’est quand on est le plus proche du Seigneur que le Malin redouble de force pour semer la confusion dans nos esprits et faire vaciller nos certitudes.

Mais croyez-moi que quand s’est élevé dans l’assemblée le chant d’entrée, tous mes doutes se sont envolés. Porté par mes frères je me suis mis à chanter. Sa main sur mon épaule s’est posée. Dans mon oreille, la parole du Seigneur, chuchotée par la bouche de Monseigneur Boulanger vint se déposer. Je fus confirmé.

Ce parcours, c’est un chemin d’humilité. J’en ressors transformé, grandi. Mais je demeure petit, car oui je le sais, le chemin est encore long.

Je serai bien tenté de vous dire, fort ce parcours, que désormais il m’est facile de parler du Christ, que j’avance en pleine confiance et que sans peine je m’abandonne au Seigneur. De ma bouche ce serait un mensonge.

Il est certain que si vous vous attendez à croiser le Très-Haut, au coin d’une rue, en allant chercher votre pain un matin, vous serez nombre de fois déçu ! Mais je peux vous dire que si vous n’oubliez pas de demander pardon pour vos faiblesses humaines, et de dire merci à notre Roi pour sa miséricorde et sa générosité, le Seigneur ne vous oubliera pas.

***Car le Seigneur n’oublie personne.***

« Personne n’est exclu de la joie que nous apporte le Seigneur, celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts »2

 

Le Seigneur ne serre pas la main, ne parle pas comme je vous parle, mais il parle dans vos cœurs plus fort qu’avec n’importe quels mots, il vous serre dans son amour infini plus fort que ne le feraient toutes les mères de la terre réunies et, sans cesse, il vous fait des « clins Dieu ».

Ces « clins Dieu » ce sont les manifestations au quotidien qui vous rappellent que le Seigneur à chaque instant demeure avec vous. Car le Seigneur est fidèle. Et c’est souvent quand on ne s’y attend pas, ou qu’on ne s’y attend plus, après avoir longtemps prié, que le Seigneur intervient. Mais plus souvent qu’on ne le croit, il est bien là, il œuvre, sans même que ne nous le lui demandions et sans même que nous ne nous en apercevions. Car notre Père veille sur nous.

Il est difficile de s’abandonner pleinement. Et c’est sûrement au terme d’une vie bien remplie qu’on y parvient. Mais il faut se montrer digne de Son amour infini et à la hauteur de son éternelle fidélité.

Il faut aller à la source, sans cesse y retourner, continuer à annoncer la Bonne Nouvelle, militer pour la civilisation de l’amour, aimer et aider notre prochain.

Il faut annoncer à notre tour la personne de Jésus car c’est en lui que nous trouvons notre espérance.3

Vous vous demandez sans doute peut-être comment faire ? Le monde est si grand, et nous sommes si petits. Ensemble nous sommes plus grands et avec la foi, la persévérance, l’espérance, l’amour et la confiance, nous pouvons déplacer bien des montagnes.

Et si jamais, vous hésitez encore, je reprendrai les mots de Saint Jean-Paul II « N’ayez pas peur ! » 4, pour mieux introduire la Parole de Jean : Venez et voyez ! 5

Sentez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en lui son refuge.

Merci père Courtois, frère Samuel, père Pérée, ainsi que tous les autres, particulièrement les autres membres du groupe de confirmands et les résidents, pour votre bienveillance, votre investissement, et surtout merci de m’avoir aidé, et de m’aider encore à cheminer. Merci l’aumônerie catholique des étudiants de Caen !

Geoffroy

Sources :

1-Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.
2-Pape François, la joie de l’Évangile.
3-Acte du synode diocésain, diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier.
4-Jean-Paul II, 22 octobre 1978, place saint Pierre à Rome.
5-Jean, 1,39
6-Psaume 34,8

 

 

 

 

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